24 octobre 2007
Viens jouer avec moi petite sourris
Des pistes, des exercices, des jeux pour explorer cet album :
http://ressources.ecole.free.fr/ressources/lecture/souris/viensjouer.htm
09 juillet 2007
Télé Formation Lecture
"Pour l'enfant, apprendre à lire est parfois long et difficile. Pour le professeur, enseigner la lecture dans les conditions favorables à tous nécessite de solides connaissances théoriques et une mise en pratique réfléchie et adaptée. Ce site, destiné aux formateurs, enseignants et étudiants, est entièrement dédié à cet objectif. Nourri par les contributions des meilleurs chercheurs et formateurs, enrichi des exemples pertinents de séquences de classe, ce dispositif veut donner dynamisme et cohérence à la formation initiale et continue des enseignants.
Alain BENTOLILA
fondateur de TFL"
http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/TFL.asp
23 juin 2007
APPRENDRE A LIRE : PAS SI SIMPLE !

Qu'est-ce que lire ?
Lire, c'est toujours chercher à comprendre, qu'il s'agisse de lire une histoire, de trouver son chemin sur une carte, de résoudre un problème de mathématiques.
C'est savoir reconnaître des signes écrits qui forment des mots.
C'est avoir une connaissance des mots dans leur version orale et écrite.
C'est savoir que les mots et les signes de ponctuation s'organisent pour produire des phrases, que les phrases sont organisées pour produire un texte qui a du sens.
C'est savoir moduler sa vitesse de lecture et revenir en arrière s'il le faut pour vérifier sa compréhension.
Lire, c'est aussi comprendre ce qui n'est pas écrit, faire appel à des souvenirs, à des connaissances (essayez donc, si vous n'êtes pas spécialiste, de comprendre un texte d'electronique ou de chimie), à des expériences personnelles, c'est entrer en relation avec un interlocuteur absent.
Le temps du CP
La lecture au CP installe des relations entre parler, lire et écrire dans un climat de confiance car, pour apprendre à lire, les enfants doivent s'aventurer dans des textes nouveaux en s'appuyant sur des mots qui ont du sens pour eux.
Pour découvrir le sens d'un texte, le lecteur débutant repère les mots déjà connus et émet des hypothèses à partir du contexte. Emettre des hypothèses est une démarche qui n'a rien à voir avec la "devinette". Le jeune lecteur peut confronter ses hypothèses avec celles des autres enfants, l'apprentissage de la lecture est à la fois social et individualisé.
L'enfant qui mobilise ainsi son attention construit une nouvelle relation avec la langue écrite qui devient objet d'étude.
Cela passe par :
- la découverte des analogies, c'est-à-dire ce qui s'entend pareil, ce qui s'écrit pareil (par exemple "étage" ça finit comme "image")
- des exercices techniques et systématisés pour faire travailler la correspondance entre les sons et les lettres ou groupes de lettres.
- des exercices de compréhension de texte, de mémorisation, d'apprentissage des structures et de reconnaissance des mots.
Toutes ces activités sont nécéssaires et complémentaires. Elles se combinent pour que l'écriture et la lecture s'installent conjointement.
La compréhension du système orthographique dépend en grande partie du lien entre l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. C'est en écrivant tous les jours que l'enfant apprend les contraintes de l'écrit.
La dimension culturelle
Apprendre à lire, ce n'est pas seulement une question de méthode ou de choix de manuel.
A l'école, dans la famille, au centre de loisir, à la bibliothèque du quartier ou dans la maison des associations, lire, c'est nécéssaire pour vivre en société.
A l'école, cette communauté de lecteurs est composée d'individus tous différents mais qui partagent un projet commun, une curiosité : un même besoin d'apprendre et de découvrir le monde.
En partageant ses lectures, l'enfant se pose des questions et s'interroge sur le monde : il confronte ses interprétations. En lisant, l'enfant grandit et s'émancipe.
Nombre d'activités qui paraissent anodines s'inscrivent dans la pratique complexe de l'apprentissage de la lecture : la conception d'affiches, la corre^pondance, la réalisation de journaux d'école, la découverte et les échanges autour de toutes sortes de livres, l'écoute de contes, les jeux de lecture, les compte-rendus de visites, les légendes de dessins...
Les obstacles rencontrés par l'élève
- Il ne comprend pas l'histoire qu'on lui it parce que cette histoire n'évoque rien dans son esprit ou parce que le vocabulaire est trop complexe.
- Il considère que l'écrit est un objet qui appartient à l'école au même titre que les chaises et le tableau ("les lettres c'est pour apprendre à l'école").
Il confond lire et raconter. Il s'inspire des illustrations pour raconter une histoire.
Il n'a pas compris la relation entre le mot écrit et le mot dit.
Il confond lire et deviner. Il s'appuis sur les premières lettres pour proposer un mot. Il considère que ceux qui trouvent ont de la chance.
Il n'a pas compris que la lecture est une recherche de sens : il sait déchiffrer mais il n'essaie pas de comprendre ce qu'il déchiffre.
02 juin 2007
Bibliographie LECTURE
- Apprendre à lire et à écrire sans manuel, une démarche transdisciplinaire (Micheline Hanrard Ladoul, RETZ, 2000)
- Enseigner la lecture au cycle 2 (Jean-Emile Gombert, Pascal Colé, Sylviane Valdois, Roland Goigoux, Philippe Mousty, Michel Fayol, NATHAN, 2000)
- Lire au CP (Elisabeth Descol, Jean-François Deboos, HACHETTE, 2005)
- Jeux pour lire (Michel Martin, HACHETTE, 1999)
- 70 activités pour un apprentissage efficace de la lecture (Françoise Bellanger, RETZ, 2006)
- Former des enfants lecteurs (Groupe lecture d'Ecouen, coordination Josette Jolibert, HACHETTE, 1984)
- Globale ou syllabique ? voyage organisé au coeur d'un débat (Henri Philibert, RETZ, 2006)
31 mai 2007
Méthode de lecture
Je vais m'appuyer sur "Lire avec Patati et Patata" (Editions ACCES), une méthode élaborée par Patrick STRAUB et Sabine CHRISTOPHE, des collègues alsaciens.Vive la production locale !
Comment fonctionne cette méthode ?
Elle est basée sur l'apprentissage structuré du code, avec des entrées multiples :
- des correspondances simples (une graphie, un phonème)
- des mots-clés où la lettre étudiée se situe (le plus souvent) en initiale
- des images clés rappelant la forme de la lettre étudiée (mise en correspondance entre la lettre et le mot-clé
- un geste associé à chaque lettre, qui se superpose à la graphie (différent en cela de la méthode Borel-Maisonny dans laquelle le gerste évoque le phonème)
- un soutien narratif : histoire de la "lettre vivante" qui permet de retrouver le son que produit la lettre
et à une initiation à la lecture par l'album.
Pourquoi avoir choisi cette méthode ?
Pour le côté très structuré de l'apprentissage du code et la prise en compte des capacités d'apprentissage des élèves qui divergent selon que leur fonctionnement cognitif est visuel, auditif, kinesthésique, narratif ou créatif.
Pour la liberté qu'elle laisse en ce qui concerne le choix des supports.
Je ne voulais pas être pas enfermée dans un manuel qui ne me permettrait pas de mettre en place de véritables projets de lecture (albums, mais aussi écrits fonctionnels, productions d'élèves), et ne collerait pas à la vie de la classe
Pour en savoir plus, voir les liens :
http://www.acces-editions.com/pdf/ACCESPatati.pdf
http://perso.orange.fr/patrick.straub/patati_presentation.htm
